Prévention des inondations

Suite aux inondations de l’hiver 2000-2001, le Syndicat a réalisé des études de prévention des inondations sur le bassin versant de Daoulas dans un premier temps, puis sur le bassin de l’Elorn.

Ces études ont débouché sur des résultats contrastés :

  • Pour le bassin de l’Elorn, le rapport coût/efficacité des mesures de prévention étudiées s’est avéré a priori insuffisant, du fait principalement du fonctionnement hydrologique du bassin versant ne permettant pas un tamponnage suffisant des crues.
  • Pour le bassin de Daoulas, il a été montré que pour atteindre l’objectif de prévention pour un temps de retour centennal, il était nécessaire de réaliser parallèlement des travaux :
    • à l’exutoire du bassin, pour faciliter l’évacuation des débits de crues ; ces travaux, portés par la Mairie de Daoulas, ont été inaugurés le 20 novembre 2003 ;
    • sur le bassin versant, pour tamponner les débits ; la création de plusieurs bassins tampons, sur les différents cours d’eau convergeant à Daoulas, a été étudiée, et principalement une retenue de 900 000 m3 sur le cours principal de la Mignonne. Faute de disponibilité de fonds européens, ce projet a été abandonné en 2005.

De nouvelles possibilités financières ayant été annoncées, une étude complémentaire a été réalisée en 2015 pour l’Analyse Coûts / Bénéfices de différents aménagements (comparaison entre le coût des aménagements et le gain sur la moindre inondabilité des bâtiments et infrastructures), et cela pour différents types de crues susceptibles d’intervenir sur les 2 bassins versants.

Il ressort de cette étude que le rapport Coûts / Bénéfices des différents scénarios d’aménagements sur le bassin de l’Elorn est dans tous les cas de figure négatif; de tels investissements ne sont donc pas justifiés, et pas finançables.

Ce constat est explicable essentiellement par la configuration particulière du bassin de l’Elorn, dont le cours principal est enclavé entre 2 plateaux (plateau de Pencran-Ploudiry en rive gauche, et plateau du Léon en rive droite, qui ne laisse que peu de place au lit majeur (surface de débordement) de la rivière; la présence dans ce lit majeur des remblais de la route départementale 712 et de la voie SNCF en limitent par ailleurs la largeur et empêche toute construction d’une digue de rétention.

Pour Daoulas, un projet de bassin tampon sur le cours du Lezuzan (affluent de la Mignonne inondant l’entrée Nord de Daoulas), pourrait être justifié financièrement à la condition qu’il puisse s’appuyer sur une digue routière, actuellement en discussion entre les services de l’Etat et du Département.

Les éventuels ouvrages de ralentissement dynamique (bassins tampons) demeurent dans tous les cas complémentaires des aménagements visant à limiter le ruissellement sur les surfaces imperméabilisées (gestion des eaux pluviales) et agricoles (cf. programme Breizh Bocage).